dimanche 20 janvier 2008

Smiley face

L'histoire:

Jane F., jeune actrice paresseuse et sans succès, engloutit les muffins que son colocataire a préparés sans savoir qu'il s'agit en fait de space cakes. Dès lors, complètement stone, elle tente de traverser LA et ses faubourgs pour passer une audition, rembourser un dealer rancunier et remplacer les fameuses pâtisseries.

La critique de Noriegras:

Il fallait bien un bon 12,5/20 pour justifier que "Smiley Face" est sans doute possible le coup de coeur de ce début d'année. En vérité, on s'attendait à autre chose de la part du très étrange Gregg Araki. Plus un truc chaotique et surréaliste. Mais certainement pas cette fable gaguesque qui, sans ambition de devenir une oeuvre majeure, tient parfaitement son rang. Et pour sûr, avec ce nouveau film, Araki va s'attirer les foudres de ses fans de la première heure qui vont certainement crier bien fort à la trahison après les précédentes bizarreries générationnelles autrement plus subversives du bonhomme ("The Doom Generation", "Mysterious Skin",...). Qu'importe, Araki revendique la rupture et prouve surtout qu'il ne sert à rien de vouloir cantonner un auteur à un seul univers, pour peu qu'il ait du talent.

Car "Smiley face" se présente tout de go comme une énième stoner comedy avec ses séquences-sketch formatées dans le seul but de propulser des gags toutes les trois minutes. Le film prend alors la forme d'un périple sous acide forcément aléatoire et un brin potache qui se laisse regarder sans peine. Mais la véritable prise de risque d'Araki a été de faire confiance - à raison - à Anna Faris. Affublée d'un T-shirt "Sex wax" même pas seyant, la blonde nunuche attitrée des "Scary movies" se révèle en effet idéale dans son rôle de gourde aux airs avachis en pleine descente. Et on retiendra tout particulièrement son monologue gauchisant pathétique dans une usine à saucisses (l'occasion d'ailleurs de voir la tronche de Danny "Machete" Trejo).

Difficile donc avec ces seuls atouts de satisfaire tout le monde. Pourtant, de ce scénario quasi-anecdotique et de cette comédienne dont on n'attendait vraiment rien, Araki - en bon faiseur - a réussi à créer un film sympa dont on a pas grand chose à redire après sa vision, tant le plaisir qu'il dégage est immédiat et hautement vaporeux. Et ce qui surprend même, c'est l'attachement qu'on peut ressentir devant cet improbable trip speedé qui, dans une conclusion assez réussie, finit par révéler toute sa douceur ironique.

La note de Noriegras: 12,5/20

BlogastyBlueggerFuzzLinkertopNuouzPiocheScoopeoTapeMoiWikioVotez pour cet article.

0 commentaire(s):

Enregistrer un commentaire